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Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux,

par M. l’Abbé PIEL curé de Mesnil-Mauger  -  Tome IV

1792    -  ETREPAGNY

L’instruction publique des garçons est dirigée par un maître d’école laïque ; il est chargé de leur enseigner les éléments de la doctrine chrétienne, la lecture, l’écriture et l’arithmétique.

Les enfants natifs ou domiciliés au dit lieu reçoivent gratuitement ces instructions, ceux des paroisses voisines payent un prix médiocre et conventionnel.

Le maître d’école est de plus clerc de l’église paroissiale et, comme tel, obligé d’assister aux offices, d’y faire les fonctions de chantre. Son traitement consiste en 400 livres et 20 boisseaux de blé qui lui sont annuellement payés par la fabrique. Il a de plus un logement faisant partie de l’ancien couvent réuni il y a quelques années, à la fabrique pour en faire le logement du vicaire et des chapelains ; le logement dont il jouit gratuitement consiste en une salle, une laverie, une autre salle basse pour la classe et un petit jardin.

Les écoles sont tenues tous les jours ouvriers, excepté le jeudi, depuis 8 heures du matin jusqu’à 11 et depuis une heure de relevée jusqu’à 5 heures ; les vacances annuelles sont de 2 mois.

L’instruction gratuite des filles est confiée à 3 sœurs hospitalières de la communauté d’Ernemont, dont la supérieure est particulièrement destinée au soin des pauvres malades.

Elles enseignent les éléments de la doctrine chrétienne, à lire, écrire et calculer. Leur classe se tient régulièrement tous les jours de la semaine excepté le jeudi.. le temps de leur service est de 10 mois par année… Leur traitement consiste en une somme de 60 livres et 30 boisseaux de blé annuellement payés par la fabrique, plus une rente de 300 livres affectée sur des biens sis à Gamaches annuellement payée par le fermier, plus une rente de 12 livres sur une maison à Etrépagny ; elles jouissent encore de 40 livres de rente affectées sur une petite ferme sise à Gisors, donnée dit-on pour subvenir aux réparations de leur habitation.

Elles habitent une maison donnée en propriété à la communauté des dames d’Ernemont, pour être le logement des 3 sœurs destinées, comme dit est, à l’instruction gratuite des filles et au soin des malades.

L’ancien couvent devenu vacant par la nomination des chapelains à des cures constitutionnelles, présente un emplacement assez vaste pour contenir séparément ces deux établissements, dans le cas ou l’administration ne se déterminerait pas à y former des ateliers ou un hôpital.

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