Eglise Saint Aubin

 

Accueil
GENEALOGIE
Doudeauville
Etrépagny
Saint Martin au Bosc
Nojeon-le-Sec
Parents nourriciers
Passe-Port Intérieur
Cahiers de doléances
Querelles voisinage
Notes des curés
Photos de Classes
Courriel

Doudeauville - Eglise paroissiale Saint Aubin  

Classée monument historique en 1914  

Histoire  
 
L’église actuelle, bâtie de 1520 à 1564 (voir gravure sur le portail occidental, sous le porche) remplace l’édifice beaucoup plus ancien qui fut donné aux moniales de l’abbaye de Fontaine Guérard en 1198 par Guérit de Vitrencourt. Le prieuré, voisin de l’église, dont la partie la plus ancienne date du début XVII° recèle les traces de leur présence (lit clôt de la prieure). Ce patronage dura jusqu’à la seconde moitié du XVII°, lorsque les religieuses vendirent partiellement et louèrent ce fief à Guillaume de La Gandille (1662).
 
Saint Patron 
 
Aubin, évêque d’Angers (VI°) – instigateur du Concile d’Orléans réuni pour réformer la vie dissolue des monarques mérovingiens. Thaumaturge, Saint Aubin guérissait plus particulièrement les aveugles. Un enclos situé en contrebas de l’église renferme une source et un oratoire qui donnaient lieu à un pèlerinage le 1er mars (voir la bannière).
De nombreux graffitis de pèlerinage (calvaires en autre) ont d’ailleurs été gravés sur les murs extérieurs de l’église. On remarque également 2 dates : 1556 et 1661.
 
Architecture
 
Inspirée d’Ecouis, l’église est cruciforme et s’intègre dans le style des églises rurales de cette époque. L’appareil est composé d’un solin de gré surmonté d’assises de silex et de pierres, le croisillon nord y ajoutant des assises de briques. Les murs sont épaulés par des contreforts de pierre. Le clocher octogonal en bois est l’un des plus effilé de la région.
La sacristie est surmontée d’une croisée d’ogive d’une grande pureté, ornée d’un médaillon finement sculpté (un ange entouré d’une couronne de fruits, céréales, légumes).
Le style est encore gothique et homogène avec quelques apports Renaissance aux croisées.
 
 A l’intérieur
 
La charpente et la voûte lambrissée sont remarquables, (aucun poinçon (poutre) ne relie le faîte aux entraits). Au faîte, des petits culs de lampe. Au carré du transept, 4 arbalétriers décorés d’une bannière se rejoignent sous un médaillon représentant Dieu le Père bénissant. A leur base, le tétramorphe des 4 évangélistes (Ange : Mathieu, Lion : Marc, Aigle : Jean, Taureau : Luc). Les sablières, moulurées de style gothique, sont rythmées par les bustes d’apôtres ou de petits personnages (blochets) portant une bannière. Au dessus de ces sablières, panneaux renaissance, sculptés de feuillage (rinceaux) de style Henri II, séparés par des pilastres. Les poutres transversales (entraits) sont décorées de rageurs et d’écus armoriés.
Remarquer aussi les trace d’une litre funéraire peinte au XVII° par Catherine de Clère au décès de son époux Guillaume de la Gandille (il s’agit de traces de la croix de St André qui figure sur les armes de cette famille : « d’argent au sautoir de gueules chargé de 5 besants d’or et d’une molette de sable en chef » que l’on devine sur les parois, notamment dans le renfoncement du second vitrail de la nef, côté Sud). Quelques traces de cette litre sont également visibles à l’extérieur, notamment sur l’ouverture du chœur, côté Sud, entre le croisillon et la sacristie
 
Statuaire
 
Du XV° est la statue d’un saint évêque bénissant, croisillon Sud, possiblement St Aubin.
Du XVI° :
La vierge à l’enfant située dans le croisillon Nord.
Sainte Véronique (venant probablement d’une chapelle démolie), reconnaissable au tissu qui garda l’empreinte du visage du Christ,
Sainte Catherine, vierge martyre, couronnée car fille de roi, elle a le pied posé sur la tête de l’empereur Mazimien son persécuteur. Savante, ayant convaincu les plus grands docteurs, elle tient un livre. Martyre, elle est adossée à la roue brisée de son premier supplice et tient l’épée de sa décollation.
Sainte Marguerite sortant du dragon, originaire d’Antioche et très populaire au Moyen Age, cette martyre reçut une véritable existence historique grâce à Jeanne d’Arc. On l’invoque pour soigner les maux de rein et les accouchements. Une statue très curieuse de cette sainte se trouve également à Ecouis.
une Vierge de douleurs.
Le Christ en croix date du XVII°,  les autres statues sont largement postérieures.
 
Vitraux
 
Datant pour la plupart du XIX°, les vitraux se classent sous 4 ensembles :
-          Le long de la Nef et  du Chœur : dessin de rinceaux, la partie supérieure représentant un personnage (apôtre ou saint)
-          Côté Ouest des 2 croisillons : 4 Pères de l’église : St Grégoire, St Jérôme (Hiéronimus), St Ambroise et St Augustin
-          Côté Est du croisillon Nord : vie de la vierge. Son pendant, côté Sud, a disparu et a été remplacé par un vitrail neuf en 1987, en même temps qu’a été entreprise la restauration des vitraux.
-          Les deux grandes baies des croisillons comportent uniquement un dessin géométrique.
 
Origine du nom de Doudeauville
Cartulaire de Mortemer (XII°)  Dudelvilla – Nom d’homme germanique + villa, domaine rural
Charte de Guillaume de Roumare – 1146 – Dodavilla.
 
 
 

[Accueil]

Copyright © 2009 Généalogie Doudeauville