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Cahier de doléances Tiers Etat du bailliage de Gisors

(secondaire de Rouen) pour les Etats Généraux de 1789

 

Une transcription la plus fidèle possible aux originaux. De légers arrangements, sans plus.

Source : http://archives.eure.fr/search?preset=117&view=list

 

Transcription : http://historien.geographe.free.fr/cahiers.htm

Déclarons nous réunir à toutes les communautés de notre bailliage pour demander aux États généraux la cessation des abus et inégalité qui existent dans la répartition des impôts et dans la forme de leur levée ; la suppression entière de tous ceux qui portent sur les objets de première nécessité qui gesne l'agriculture et le commerce ou qui metent des entraves à l'industrie ; et aussy la suppression de ceux qui nuisent à la facilité des contrat translatifs de propriété et surtout de certains droits dont l'établissement, étant ignoré de la plus part des gens de la campagne, les met dans le cas de les payer doubles quant il ne les ont pas aquitée dans le tems présent par les ordonnances dont ils n'ont aucune connoissance.

En outre, désirons pareillement nous en rapporter à l'assemblée générale de notre bailliage pour arrêter ce qu'il jugera convenable de faire proposer par les députées aux États généraux pour le maintien de la religion catholique, la gloire personnelle du Roy, le bonheur générale du royaume, la prospérité de notre province, le bien estre des habitans de la campagne, la diminution du prix des grains, l'abolition de la mandicité, le soulagement des malheureux ; règlement pour diminuer la quantité des pigeons et gibier qui détruisent une partie des récoltes et l'augmentation des attelier de charité pour établir les communications et chemins nécessaires à la circulation des denrée dans la province.

Désirons aussy que nul banalité n'existent comme moulins, présoir et fours ; que les sieurs curés aillant de payer des dimes, payent une somme proportionnée au Roy afin d'aider a l'État.

Désirons aussy que les anciennes communes rentre aux domaines.

Désirons enfin que toutes les prieurées qui ne sont nullement tenue d'aucunes charges, et communautées de religieux, payent un petit impôt proportionnée à leur revenu.

Désirons aussy qu'il soit supprimé aussy les dîmes vertes qui sont comme luzerne, foin et bourgogne et pomme étant bien nuisible dans les campagne, et en outre les filasses.

Désirons aussy qu'il n'y ait aucuns pigeons ny gibier parce qu'il cause grosse perte dans nos endroits comme étant voisin de M. de Fayet ayant une terre fort gibouyeuse sur quoy elle font de grands dégâts.

Désirons qu'il n'y ait point de comis parce qu'ils sont y établis tant pour les boisons, sel et tabac et pour le procès qu'il se trouve dans les orfelins qui les ruinent à l'entier.

Désirons aussy qu'il ne soit point de champart au sujet des seigneurs qui sont bien nuisible à la campagne.

Désirons aussy qu'il y ait diminution des vingtième que nous sommes très flagellés et surchargés dans nos petites médiocres terres.

Laquelle présente déclaration signé de ceux d’entre qui savent écrire.

 

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