Gaillardbois

 

Accueil
GENEALOGIE
Doudeauville
Etrépagny
Saint Martin
Nojeon-le-Sec
Parents nourriciers
Passe-Port Intérieur
Cahiers de doléances
Querelles de voisinage
Notes des curés
Photos de Classes
Courriel

Cahier de doléances Tiers Etat du bailliage des Andelys

(secondaire de Rouen) pour les Etats Généraux de 1789

 

 

Une transcription la plus fidèle possible aux originaux. De légers arrangements, sans plus

 

Source : http://archives.eure.fr/search?preset=117&view=list

 

Transcription : http://historien.geographe.free.fr/cahiers.htm

Cahier de doleances, plaintes et remontrances des habitants en general de la paroisse de Gaillardbois, fait suivant lordonnance de Mr le bailly D’andely, rendu en conformité des lettres et reglement du 24 janvier dernier signifié aux dits habitants a la personne et domicile[1] de leur sindic, par le ministere de M naudin huissier, le 28 mars dernier, lequel est ainsi quil suit.

1. Les dits habitants de la psse de gaillardbois représente qu'il serait à souhaiter que les controlle, centième denier, insinuation et le sol pour livre, le timbre, et autres suscibles[2], perçus par les fermiers généraux soient supprimés, ainsi que les droits perçus sur les vins, cidre et autres liqueurs.

2. Représente que le sel soit réduit au tiers du prix que l'on le fait payé, ou qu'il soit marchand ainsi que les tabacs de toute espèce.

3. Représente que tous même la noblesse[3] soient assujettis à contribuer pour la confection et entretien des grande routte, ainsi que les rues des paroisses de campagne; et qu'il soit permis à tout corps ou communauté de faire la tâche qui leur sera imposée dans les endroits les plus à proximité s'il avise que bien soit, et en d'autre cas que les dits corps et communautés des campagnes ayent absolument le droit d'inspecter les ouvrages des grandes routtes, qui leur seront faits à leurs dépends par des entrepreneurs, de manière à en porter leur plainte en toute liberté et confiance contre ces dits entrepreneurs et autres, afin d'éviter les abus commis de tous temps relativement à ces objets.

4. Représente les dits habitants que les mécaniques de toute espèce font un tort considérable à toutes sortes de mercenaire, en ce qu'il se trouve privé des ouvrages faits par ces mécaniques, et même au commerce par la production de toute sorte de mauvaise marchandise dont elles sont cause.

5. Se plaignent les dits habitants que leurs terres en partie sont avoisinées des bois du domaine de Charleval, desquels Monsieur le marquis de Charleval est engagiste, d'une autre part dans le même canton les réserves de l'abbaye de Mortemer, d'un autre côté, vers Touffreville un autre grand taillis, à la suite duquel est une longue friche y attenant qui se prolonge jusqu'à une garenne qui est presque attenant au bout d'une des rues de la paroisse, lequel grand taillis, friche et garenne sont du domaine et ferme de mons dit sieur marquis de Charleval, qui sont tous ces dits bois remplis de lapins en si grand nombre qu'une très grande partie de leurs terres en est tellement
endommagée qu'elle ne produit pas demi-récolte; pourquoi il seroit à souhaiter que le dit seigneur soit contraint de les détruire. D'une autre part, comme notre paroisse n'est pas à plus d'une demi-lieue de la forêt du roy et [4] le château de Rosay qui est la résidence dudit  seigneur n'est qu'à trois quarts de lieue tout au plus, il serait aussi tres essentiel qu'il fût tenu de détruire peut-être plus de 18 à 20 biches qu'il conserve pour ses plaisirs et qu'il laisse multiplier tous les ans, lesquels sont pour ainsi dire triplés et viennent ravager les bleds et autres grains desdits plaignants depuis qu'il a commencé à estre patturable jusqu'à ce qu'ils soient récoltés.

6. Et enfin qu'il soit aussi tenu ledit seigneur de faire détruire les pigeons du colombier de son manoir de Gaillardbois qui en est rempli d'une quantité prodigieuse de pigeons qui font un tort très considérable aux grains et semences desdits habitants, même et jusqu'à leur jardinage; si mieux il aime les faire renfermer depuis les semences qui sont faites au commencement de mars, jusqu'à la Saint Martin d'hiver, et qu'il soit également enjoint du colombier de sa ferme
d'Irville.

7. Et finalement, se plaignent aussi lesdits habitants contre le seigneur de Touffreville et le seigneur d'un fief nommé le fief Tombrel qui laisse infecter de lapins un quartier de bois taillis ainsi qu'une grande commune en friche appartenant à la communauté et à quelque particulier de Touffreville contenant aux environs de 90 acres couverts de toutes sortes de buissons et genêts, sous lequels se réfugient et se terrent les lapins et qui endommage quantité de terre cultivée que font valoir lesdits habitants de Gaillardbois de manière qu'il n'y font pas demi-récolte, pourquoi il serait absolument nécessaire de les faire détruire.

fait et arreté par nous susdits habitants nomme et soussigne ce jourdhuy ce cinq avril mil sept cent quatre vingt neuf.


[1] en interligne

[2] susceptibles

[3] en interligne

[4] que

Copyright © 2009 Généalogie Doudeauville